La lmde serait elle sur la fin ?

Contre-vérités ?

Pour se défendre contre ces accusations, le président du réseau EmeVia, Ahmed Hegazy, déclare que tout ceci n’est que « contre-vérités ». En réponse aux retards d’obtention des cartes vitales, il renvoie la faute au GIE-Sesam-Vitale, une organisation sous tutelle de la Sécurité sociale des travailleurs salariés. En outre, considérant qu’en 2012, un affilié a coûté à une CPAM 65,8 euros, et que la gestion de la santé d’un étudiant revenait à 52 euros pour une mutuelle étudiante, la suppression de ces dernières ne générerait aucune économie.

Toujours d’après lui, le véritable problème vient du dysfonctionnement de la LMDE, qu’il estime trop « politisé ». Il déclare notamment que la LMDE n’est pas en mesure de gérer 900 000 étudiants. La création d’un monopole de gestion de la sécurité sociale étudiante n’est donc pas une solution, puisque cela revient à supprimer toute forme de concurrence, et ainsi favoriser la dégradation des services.

Une sécurité sociale étudiante unique

Le lancement de cette pétition survient juste à la veille des états généraux de la santé et de la protection des jeunes, un évènement organisé par l’UNEF, le premier syndicat étudiant. Celui-ci revendique également la simplification du système. Il est en revanche contre l’idée d’une intégration des étudiants dans le régime général de la sécurité sociale. L’UNEF est plutôt pour la mise en place d’une sécurité sociale étudiante unique. D’après ce syndicat, un tel dispositif, géré par des étudiants, conscients des besoins de leurs pairs, serait plus performant.

La fin du du mopole LMDE/EmeVia est-elle proche ?

Tout ceci remet à jour la question de la fin du duopole LMDE/EmeVia. Notons qu’en 2012, le sénat a suggéré soit de fusionner les deux organismes, soit d’englober la sécurité sociale des étudiants avec l’assurance-maladie.

En 2013, les rapports de la Cour des comptes concernant le système ont été plus que sévères. L’institution dénonce notamment son manque d’encadrement, sa mauvaise gouvernance, et ses qualités de service qui sont insatisfaisantes. La LMDE a été particulièrement ciblée en raison de l’importance des réclamations à son encontre. Selon le rapport, en 2012, les chances pour joindre l’organisme au téléphone étaient de 1 sur 14. En outre, il fallait attendre neuf mois après l’inscription avant d’obtenir une carte vitale. Encore, 10 % des étudiants ne l’avaient pas.

La décision finale sur la fin de ce duopole appartient notamment au Ministère de l’Enseignement supérieur. D’après l’entourage de Geneviève Fioraso, rien n’est encore sûr à ce propos. La ministre serait encore en attente d’un rapport sur la vie étudiante. Une large consultation des associations et syndicats d’étudiants est également prévue pour étudier le sujet

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